Dossiers d'actualité

Tout sur le futur service national universel

Le service national universel est une mission obligatoire qui devait être « encadrée par les armées et la gendarmerie nationale », pour que chaque « jeune Français [aille] à la rencontre de ses concitoyens et [fasse] l’expérience de la mixité sociale et de la cohésion républicaine, durant un mois ».

Le projet de loi – présenté, mercredi 27 juin, en Conseil des ministres – semble être moins ambitieux que la promesse initiale.

Qu’est-ce qui est prévu?

Le 13 février dernier, Emmanuel Macron indiquait que le SNU serait « obligatoire » pour une durée d’un « trimestre », voire de « 3 à 6 mois ».

L’exécutif a finalement suivi les recommandations du groupe de travail mandaté par l’Elysée. Le SNU sera ainsi organisé en deux temps:

Une « phase de cohésion » obligatoire d’une durée d’un mois maximum à l’âge de 16 ans environ, avec une période d’« intégration » de 15 jours en hébergement collectif qui permettra le « brassage social »; puis une phase de 15 jours « plus personnalisée » en petits groupes, pas nécessairement en internat, a expliqué Jean-Michel Blanquer à l’issue du conseil des ministres. Cette séquence se déroulera en partie pendant les vacances scolaires.

Une seconde phase, effectuée avant 25 ans, d’une durée de trois à douze mois, est, elle, facultative. Adressée à « ceux qui ont envie de s’engager davantage encore », elle pourrait s’effectuer « dans des domaines aussi variés que la défense, l’environnement, l’aide à la personne, le tutorat, la culture », a précisé le ministre de l’Education nationale.

Quel encadrement?

Le rapport suggère de le confier en partie à des engagés volontaires de la phase II du SNU, à des jeunes en service civique ou encore aux élèves des écoles de fonctionnaires.

Ce contingent pourrait être complété par des encadrants expérimentés. Les armées, elles, ne seraient finalement mobilisées que pour former au moins une partie des encadrants du SNU.

Quel sera son coût?

Le gouvernement refuse pour l’heure de chiffrer ce projet en attendant que soient rendus les derniers arbitrages, à l’issue de la consultation des jeunes.

En mai 2017, un rapport sénatorial avait estimé un coût « très élevé: jusqu’à 30 milliards d’euros sur 5 ans ». Fin avril, le ministère des Armées précisait que le budget du SNU variera selon les options retenues de « un à dix milliards » d’euros.

Quand sera-t-il lancé?

Le dispositif a vocation à toucher 750.000 jeunes par an. Mais sa mise en place sera progressive.

Le ministre de l’Education nationale a confirmé, mercredi, que le SNU commencerait à être mis en œuvre « à l’été 2019 », mais il « ne concernera pas toute une classe d’âge » dans l’immédiat et sera progressivement mis en place sur plusieurs années.

Le rapport du groupe de travail plaide pour une montée en puissance du dispositif sur sept ans pour atteindre 700.000 stagiaires à partir de 2026.

(Source Nice-Matin)

Dessin de Chaunu pour Ouest-France

Article précédentArticle suivant